Afin de mieux comprendre le contexte économique actuel pour le secteur des PME & des TPE vous trouverez ci-dessous 3 articles récents qui illustrent parfaitement la situation.
créations d'entreprises en FRANCE
en 2025 ?
Nouveau record
1 165 813
La France est en passe de battre un nouveau record de créations d'entreprises en une année, avec la barre du million dépassée en novembre dernier. Une dynamique qui intervient pourtant dans un contexte d'incertitudes économiques, et qui s'accompagne également d'un nombre important de défaillances d'entreprises.
C'est une barre symbolique qui a été franchie en 2024 : celle du million d'entreprises créées cette année entre janvier et novembre. Cela représente 60.000 entreprises de plus que sur la même période il y a un an, et le record absolu de 2022 avec 1,1 million d'entreprises va donc être battu. Cette frénésie des créations d'entreprises s'explique en partie par l'enthousiasme des micro-entrepreneurs, dont les projets représentent plus de deux tiers des nouvelles entreprises.
Source(s) :
INSEE, INFORMATIONS RAPIDES N°230
enquête mensuelle de conjoncture a début février 2026
La Banque de France publie des enquêtes de conjoncture : un diagnostic sur l’économie française, sous la forme d’indicateurs de climat des affaires et de prévisions à court terme. Chaque début de mois, l’enquête mensuelle de conjoncture décrit la situation conjoncturelle du mois précédent et prévoit le PIB trimestriel, grâce aux réponses de 8 500 dirigeants d’entreprise.
Selon les chefs d’entreprise interrogés dans notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements entre le 28 janvier et le 4 février), l’activité économique se renforce en janvier dans les trois secteurs, industrie, services marchands et bâtiment, à un rythme supérieur aux anticipations exprimées le mois dernier. L’activité industrielle dépasse la moyenne de long terme pour le huitième mois consécutif. C’est notamment le cas dans les produits informatiques‑électroniques‑optiques, les machines et équipements et les autres produits industriels, où l’activité est tirée par les secteurs de la défense et de l’aérospatiale.
En février, les chefs d’entreprise anticipent une hausse de leur activité à un rythme soutenu dans l’industrie et plus modéré dans les services et le bâtiment.
Notre indicateur mensuel d’incertitude poursuit sa décrue dans les services et le bâtiment, mais reste à un niveau élevé. Il remonte même très légèrement dans l’industrie, en lien avec le climat international incertain et les tensions géopolitiques et commerciales persistantes.
La situation de trésorerie reste jugée légèrement moins bonne que la normale dans l’industrie, mais s’améliore dans les services avec toutefois une forte hétérogénéité entre secteurs. Les difficultés d’approvisionnement dans l’industrie, globalement stables, se tendent quelque peu dans l’aéronautique et les produits informatiques‑électroniques‑optiques. Les prix de vente augmentent modérément dans les trois grands secteurs.
Les difficultés de recrutement augmentent à 17 % dans l’ensemble et concernent 23 % des entreprises dans le bâtiment.
Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB pourrait progresser au premier trimestre de l’ordre de 0,2 à 0,3 %. Bien entendu, cette estimation faite à la fin du premier mois du trimestre reste très provisoire.
défaillances et sauvegardes d'entreprises EN FRANCE
2025 & 2026
Près de 70 000 entreprises ont connu une défaillance en 2025, dont plus de 19 000 sur le quatrième trimestre. Un niveau inédit, avec des PME et des ETI particulièrement impactées.
Pour autant, derrière ces records préoccupants, plusieurs indicateurs laissent entrevoir un possible ralentissement de la dynamique des défaillances en 2026.
C’est ce que révèle notre étude des défaillances d’entreprises du 4ème trimestre et de l’ensemble de l’année 2025.
70 000 défaillances en 2025 : un pic inédit, mais une hausse qui ralentit
Au 31 décembre 2025, 19 024 procédures collectives ont été ouvertes sur les trois derniers mois de l’année. Il s’agit d’un record pour un quatrième trimestre, avec près de 4 000 jugements supplémentaires par rapport à la moyenne des quinze dernières années.
Sur l’ensemble de l’année, le nombre total de défaillances atteint 69 957, soit une hausse de 3,1 %. Ce volume n’a jamais été observé auparavant.
Toutefois, le rythme de progression ralentit très nettement. La hausse enregistrée au quatrième trimestre 2025 (+1,7 %) est sans commune mesure avec celles observées sur les mêmes périodes en 2024 (+10 %), en 2023 (+38 %) ou encore fin 2022 (+48 %).
PME et ETI : une fragilité persistante
Les tensions restent particulièrement fortes pour les entreprises de taille significative. En 2025, 236 PME-ETI d’au moins 100 salariés ont fait l’objet d’une défaillance, soit une hausse annuelle de 18,6 %. Sur le seul quatrième trimestre, 58 entreprises de cette catégorie ont fait défaut, en progression de 18,4 %.
Cette situation pèse lourdement sur l’emploi. 267 000 salariés et dirigeants voient leur emploi menacé en 2025, dont 68 000 sur le dernier trimestre.
Un point positif mérite toutefois d’être souligné : 90 % de ces PME-ETI parviennent à éviter la liquidation, en bénéficiant d’une poursuite d’activité dans le cadre d’un redressement judiciaire (75 %) ou d’une procédure de sauvegarde (14 %).
Trois secteurs sont particulièrement surreprésentés parmi ces grandes défaillances :
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l’industrie manufacturière (21 % des défauts ;
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le secteur social (12 %) ;
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les services administratifs aux entreprises (19 %).
Entrepreneurs individuels : une dégradation brutale dans certains métiers
Les entreprises individuelles représentent moins de 15 % des défaillances, soit 9 600 procédures en 2025. Mais leur situation se dégrade fortement, avec une hausse annuelle de 25 %.
Le phénomène est particulièrement marqué dans le transport, où les défaillances progressent de 120 %, notamment chez les taxis (+137 %) et dans la livraison de colis ou de repas à domicile (+255 %).
Secteurs d’activité : des dynamiques très contrastées
Plusieurs secteurs montrent des signes de redressement, à commencer par la construction. Le secteur enregistre une baisse de 8,1 % des défaillances au 4ème trimestre, portée par le gros œuvre et les travaux publics. L’immobilier se redresse également, notamment dans la promotion immobilière.
Le commerce affiche une évolution proche de la moyenne nationale, avec un léger recul dans le commerce de détail (-0,7 %), notamment dans le bricolage et l’habillement.
À l’inverse, les tensions restent vives dans l’industrie manufacturière, les services aux entreprises, l’agriculture, la restauration et le secteur sanitaire et social. La viticulture, la mécanique industrielle, la restauration ou encore les activités de soins et d’action sociale figurent parmi les plus fragilisées.


